“Ponyo”, un Miyazaki sans saveur…
Posté par Mandarine | Dans Cinéphile | Le 18-04-2009
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Voilà maintenant une semaine que je suis allée voir au cinéma “Ponyo sur la falaise”, et mon idée sur ce film reste la même qu’en sortant de la salle : “Ponyo” est une déception.
Je n’en attendais pas beaucoup de lui, déjà peu motivée par la bande-annonce (mon article consacré à la bande-annonce de “Ponyo” est ici). Étant pourtant une grande fan du réalisateur, et ayant vu et revu ses chefs d’œuvre “Le château ambulant”, “Le voyage de Chihiro” ou encore “Princesse Mononoké”, j’espérais tout de même être agréablement surprise. Cela n’a pas été le cas, puisque j’ai même réussi le tour de force de m’endormir quelques minutes à la fin !
La première chose à m’avoir rebutée est le dessin. Certes, Miyazaki a choisi de bannir les techniques d’animations actuelles pour en revenir aux techniques plus traditionnelles. “Ponyo” est en effet composé de 170 000 dessins, tous réalisés à la main puis scannés par ordinateur. C’est tout à son honneur, mais cela m’a surtout donné l’impression que ce film avait déjà 20 ans… et je ne parle même pas des couleurs, loin d’être aussi jolies et harmonieuses que dans ses précédents films.
Le design-character est plutôt laid lui aussi, et m’a rappelé les dessins aimés que je regardais étant petite, tel que “Nicky Larson” ou “Olive et Tom”. Si si, rappelez-vous !
Venons-en à l’histoire, puisque c’est, d’après moi, là ou le bât blesse le plus. “Ponyo” est l’histoire d’une petite fille poisson rouge qui rencontre un humain et devient amie avec lui, pour le meilleur et… le meilleur. Point. Une histoire bien en deçà de ce que Miyazaki nous avait fait connaître jusqu’à présent. C’est niais et ça sonne faux. J’avais deviné la fin dès le début, et je ne me suis pas trompée. Je ne la révèlerai pas ici, au cas où certains voudraient voir ça de leurs propres yeux… mais quand même : on aurait pu s’attendre à mieux ! Bref, c’est plat, lent, et ça n’a rien de captivant.
Heureusement, il reste un élément où Miyazaki excelle à chaque fois, et je serais de mauvaise foi si je n’en parlais pas : la musique est superbe. Toujours au bon endroit et au bon moment, puissante ou plus discrète, elle rajoute à elle seule à un peu de saveur à ce film qui en manque cruellement. Et il est bien triste de constater qu’il s’agit de là de la seule richesse du film… à mon sens.



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