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“Out” : Le jeu du chat et de la souris version japonaise…

Posté par Mandarine | Dans Romans, Une dévoreuse de livres | Le 25-07-2009

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outkirinoQui dit “vacances” dit aussi “occasion de dévorer une multitude de livres en tous genres”. L’un des bouquins que j’ai terminé récemment est le thriller “Out”, de l’auteur japonaise Natsuo Kirino, et c’est aussi le sujet de mon article d’aujourd’hui.

“Out” raconte l’histoire de quatre femmes aux profils bien différents, travaillant toutes de nuit comme ouvrières dans une fabrique de paniers-repas, dans une banlieue japonaise. Toutes ont également une vie de famille bien chaotique et vivent avec un mari alcoolique, violent, infidèle ou tout simplement absent.

Il y a d’abord Masako, la trentaine et un sacré caractère, vivant en compagnie d’un mari devenu un parfait étranger pour elle et d’un fils en pleine crise d’adolescence qui ne lui adresse même plus la parole. Vient ensuite Yoshie, surnommée “la Patronne” par ses comparses. C’est la plus ancienne du groupe, celle qui a le plus vécu et, d’une certaine façon, la plus sage. Elle partage ses journées entre sa fille et sa belle-mère, incontinente et en constante demande d’attention. Kuniko représente quant à elle la femme-enfant superficielle. Endettée jusqu’au cou par amour pour les grandes marques et le luxe malgré son minuscule salaire, elle se retrouve au pied du mur lorsque son mari la quitte en emportant avec lui toutes leurs économies. Enfin, voilà Yayoi. C’est une jolie femme douce, mère de deux jeunes enfants et épouse d’un homme qui passe ses soirées à jouer dans un bar et à tourner autour d’une jeune entraîneuse chinoise… C’est par elle que tout arrive.

Causes et conséquences…

Un soir, Yayoi voit son mari rentrer tard, une fois encore, et elle n’en ignore pas la cause. Une dispute éclate et dégénère. Elle l’étrangle jusqu’à ce qu’il ne bouge plus. Il est mort, elle l’a tué.

En prenant conscience de ce qu’elle vient de faire, elle appelle son amie Masako pour lui demander de l’aide et cette dernière, par loyauté ou par amitié, accepte de s’en occuper. Leur première préoccupation est de faire disparaître le corps sans attirer les soupçons. Très vite, un plan est mis sur pied : Yayoi devra raconter que son mari n’est jamais rentré et déclarer sa disparition, pendant que Masako, Yayoi et Kuniko se chargeront d’effacer toute trace du meurtre.

La veuve joue son rôle à merveille, si bien que c’est rapidement le patron du bar que fréquentait son mari qui est mis en cause. Mais en remontant jusqu’à lui, la police a également découvert certaines de ses activités illégales; l’homme, un yakuza, voit son empire s’écrouler sous ses yeux.

Sans emploi, il a désormais beaucoup de temps pour réfléchir et pense avoir découvert le véritable assassin : pour lui, il n’y a aucun doute, Yayoi est au centre de l’affaire. Elle a tout à perdre, il a tout perdu… et il a bien l’intention d’assouvir sa vengeance, coûte que coûte…

Que trouve-t-on au-delà des limites, une fois qu’on les a franchies ?

n131627Cette histoire m’a vraiment bouleversée. En l’espace d’un instant, on bascule dans l’horreur la plus totale, et on peine à comprendre les motivations de Masako, qui accepte si facilement de devenir complice d’un meurtre. Cependant, on s’aperçoit bientôt qu’en aidant Yayoi, quelque chose de bien plus grave s’est passé dans l’esprit des trois autres femmes. Elles ne s’en rendent pas encore compte, mais elles ne seront plus jamais les mêmes.

Peut-on continuer à vivre normalement après avoir commis de tels actes, qu’il s’agisse de tuer un homme ou de faire disparaître son corps ? Nos quatre amies veulent le croire. Kuniko affirmera avoir été forcée à participer et cherchera à se convaincre que sa responsabilité dans l’affaire est moindre. Yayoi dira que c’était pour l’argent, Masako par amitié pour Yayoi. Mais, au fond, elles seront toutes rapidement rattrapées par leur passé, et vont payer le prix fort.

La tension et le suspense sont présents tout au long du livre. On les sait poursuivies et on ne peut que se demander comment tout cela va finir. Et lorsque la fin arrive… Elle est loin de tout ce qu’on pouvait imaginer et nous coupe le souffle. C’est noir,  sinistre… Mais on ne peut constater que “Out” est un roman d’une profondeur et d’une richesse incroyables.

Un conseil : lisez-le et prenez part à la chasse…

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A noter qu’un film, prévu pour cette année (au Japon du moins), a été adapté de ce roman.

“Tentation” : les choses se compliquent

Posté par Mandarine | Dans Cinéphile, Romans, Une dévoreuse de livres | Le 17-06-2009

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tentation

“La meilleure façon de résister à la tentation, c’est d’y céder. ” disait Oscar Wilde. De toute évidence, ce n’est pas du tout l’avis de Bella dans ce deuxième tome de la saga Twilight de Stephenie Meyer.

Elle aurait pourtant eu des milliers d’occasion de se laisser tenter, après avoir été abandonnée par son amour de vampire, le beau Edward. Lors de sa fête d’anniversaire chez les Cullen, Bella se coupe le doigt en ouvrant ses cadeaux. Jasper, ayant récemment rejoint la “communauté”, éprouve encore beaucoup de mal à contrôler ses pulsions, et se jette sur elle avec la ferme intention d’étancher sa soif. C’en est trop pour Edward. Après cette soirée qui aurait pu se révéler dramatique, il ne veut plus risquer la vie de sa belle. Un soir, il lui fait la promesse que jamais, plus jamais, elle ne le reverra… et disparaît, laissant derrière lui une Bella totalement désemparée…

Obsession

Les mois passent, mais la jeune femme ne s’en préoccupe pas. Elle erre plus qu’elle ne vit, et s’enfonce dans ses angoisses et ses cauchemars, lesquels sont hantés chaque nuit par les souvenirs de son amoureux. Un jour, son père, ne supportant plus de la voir ainsi, lui pose un ultimatum. Si elle ne sort pas de sa torpeur, il la renverra chez sa mère, loin de Forks. Bella ne peut s’y résoudre et, prête à tout pour le rassurer et être tranquille, elle organise de mauvaise grâce une sortie au cinéma avec Jessica, une des ses anciennes amies.

Ce soir-là, avant le film, elle croit reconnaître la bande de garçons qui l’avait agressée, l’année précédente. Totalement désorientée, elle choisit de s’en approcher, plutôt que de fuir, alors que son amie essaie vainement de la raisonner. Soudain, la voix d’Edward résonne dans sa tête, la suppliant de faire demi-tour et de s’en aller. A partir de ce moment, Bella va tout mettre en œuvre pour entendre encore la douce voix de son grand amour, quitte à mettre sa vie en péril.

Confessions

C’est ainsi qu’elle va considérablement se rapprocher du jeune Quileute, Jacob. En effet, celle-ci a mis la main sur deux motos qu’elle lui propose de remettre sur pieds. Celui-ci accepte rapidement, attiré par l’idée de passer beaucoup de temps auprès de Bella, dont il est amoureux. Peu à peu, une relation très ambigüe se créé : ils sont de plus en plus attirés l’un par l’autre, mais Bella est trop détruite par le départ et l’absence de son bien aimé pour envisager quoique ce soit avec lui.

Lorsque, du jour au lendemain, Jacob ne veut plus entendre parler d’elle, la laissant à nouveau seule dans une profonde détresse, elle est convaincue que c’est parce qu’il lui en veut d’avoir refusé ses avances. Ce qu’elle ignore, c’est que Jacob cache en réalité un secret lourd à porter…

Impressions

new-moonVoilà pour le petit résumé de l’histoire. Ce qui suit révèle des passages de l’intrigue, attention donc aux spoilers !

J’ai fini le roman aujourd’hui, et le moins que je puisse dire, c’est qu’il m’a vraiment frustrée ! Tout au long du livre, on attend que cet amour platonique entre Bella et Jacob se concrétise… mais cela n’arrive jamais. La jeune femme repousse le garçon sans cesse, comme pour se punir elle-même.

J’ai cependant beaucoup aimé ce tome, même si l’absence d’Edward est particulièrement déroutante. Certes, pour Bella, il est toujours là, près d’elle, et ça se ressent. Mais physiquement, seul Jacob l’accompagne jour après jour, transi d’amour, sans parvenir à percer totalement la carapace de la jeune femme.

Ce qui m’a moins plu, c’est cette apathie dans laquelle s’enfonce Bella. Elle n’a de cesse de se rabaisser, persuadée qu’Edward l’a quittée car il ne l’aimait plus, mais reste toujours accrochée à cette voix qui résonne dans sa tête chaque fois qu’elle risque sa vie. J’ai parfois eu envie de la secouer et de lui hurler qu’elle se ressaisisse (”bon sang !” Petit jeu de mots en passant). Son vampire est parti, et elle ne parvient pas à l’accepter. C’est touchant au début, mais elle finit par paraître plutôt pitoyable, par moments.

Traduction ?

Un autre point négatif, qui m’avait déjà déplu pendant la lecture du premier tome : Je trouve que la traduction n’est pas vraiment une réussite. On a l’impression que le traducteur a essayer de caser le plus de mots compliqués - et très peu usités - possibles, que ce soit dans les descriptions ou les dialogues. Cela a pour conséquence un manque flagrant de naturel dans la narration. Il m’est d’ailleurs venu à l’idée que, peut être, était-ce aussi ce traducteur qui s’était occupé de la série Dawson, il y a quelques années… (les anciens fans comprendront… n’est-ce pas ?)

Bref, cela ne me paraît pas être un bon choix dans une saga principalement destinée à un public d’ados et de jeunes adultes… C’est pesant. Mais bon, cela m’aura au moins permis d’améliorer mon vocabulaire !

D’après ce que j’ai pu comprendre, le triangle amoureux Jacob/Bella/Edward tient un rôle prépondérant dans le troisième tome de la saga, “Hésitation” (rien que le nom en dit long). Bien qu’il soit évident que le vainqueur du match sera Edward, j’espère quand même qu’il se passera un petit quelque chose avec Jacob. Que voulez-vous, je m’y suis attachée.

Pour palier aux problèmes de traduction, j’ai décidé d’acheter le troisième roman en anglais. Je pourrai donc savoir si c’est réellement le traducteur qui n’est pas au top, ou si Stephenie Meyer écrit réellement de cette façon, mélangeant ton soutenu/ton familier et expressions sorties de nulle part.

Ah oui, vous êtes peut être déjà au courant, mais l‘adaptation de ce second tome, “New Moon”, sort sur grand écran le 18 novembre prochain. Voici d’ores et déjà une première bande-annonce. Si vous êtes observateurs, vous noterez que certaines scènes ne sont pas vraiment raccord les unes avec les autres, et ont été montées ensemble uniquement pour la bande-annonce… Mais bon, pour l’instant, voici le seul trailer sorti, alors il faudra s’en contenter !

“Millenium, le film” : second carton en vue ?

Posté par Mandarine | Dans Cinéphile, Romans, Une dévoreuse de livres | Le 27-04-2009

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milleniumAprès le succès international de la trilogie littéraire de Stieg Larsson, “Millenium”, parue en 2005 en Suède et en 2006 chez nous, rien d’étonnant à voir cette saga adaptée au grand écran. “Millenium le film” est donc l’adaptation de “Les hommes qui n’aimaient pas les femmes”, le premier tome de cette grande saga, et sera certainement suivi par “La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette” et, enfin,  “La Reine dans le palais des courants d’air”, respectivement le tome 2 et le tome 3 de cette série très plébiscitée.

Dans ce premier tome/film, un journaliste en proie avec la justice, Mikael Blomkvist, se voit confier une mission par un riche vieillard. Henrik Vanger est en effet obsédé par la disparition de sa nièce, Harriet, qui s’est volatilisée quarante-quatre ans plus tôt sans laisser la moindre trace. Depuis, chaque année, le jour de son anniversaire, il reçoit une fleur qu’il croit envoyée par l’assassin lui-même.
En échange d’une somme conséquente, Mikael va devoir enquêter sur cette étrange disparition. Pour le vieil homme, il ne fait aucun doute : sa nièce a été assassinée et son meurtrier ne peut être qu’un membre de la famille Vanger…

Si le début du roman est un peu laborieux, “Les hommes qui n’aimaient pas les femmes” nous fait ensuite entrer dans une sombre histoire de famille dont Mikael devra percer le secret. Le journal intime d’Harriet est-il si anodin ? Que signifie ces chiffres associés par la jeune fille à ces prénoms féminins ? Et surtout, n’y a-t-il pas de secret mieux gardé qu’un secret de famille ?

Le 13 mai prochain, ceux qui ne connaissent pas encore le best-seller de l’auteur Stieg Larsson pourront enfin le découvrir dans les salles obscures. La bande-annonce semble déjà très fidèle à l’œuvre originale, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle promet !

Êtes-vous prêt pour la Battle Royale ?

Posté par Mandarine | Dans Passionnée, Romans, Une dévoreuse de livres | Le 12-04-2009

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battle-royale“Battle Royale”, de Koushun Takami, est un roman qui a défrayé la chronique à sa sortie en 1999.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une battle royale ? Il s’agit d’un combat rassemblant un grand nombre de participants. Tout le monde se bat contre tout le monde et, s’il est possible de former des clans, il ne peut y avoir qu’un seul vainqueur.

“Battle Royale” se déroule à notre époque, dans un Japon alternatif appelé “la République de Grande Asie”. Le pays n’a de république que le nom, puisqu’il s’agit en fait d’un État sous régime dictatorial. L’auteur va jusqu’à parodier les titres administratifs et les grades utilisés par les nazis durant la seconde guerre mondiale.

Dans cette république qui n’en est pas une, 50 classes de 3ème sont sélectionnées au hasard chaque année pour participer à un Programme d’expérimentation bien particulier. Celui-ci est destiné à recueillir différentes données statistiques soi-disant utiles pour le maintien de la sécurité nationale. Le concept de ce Programme est simple : chaque classe est envoyée sur une île minuscule avec une seule consigne : les élèves doivent s’entretuer jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seul survivant. Le “vainqueur”, appelé “champion”, se verra attribuer une bourse de l’État jusqu’à la fin de sa vie.

“Battle Royale” nous entraîne dans ce cauchemar avec les 42 élèves de la classe de 3ème B du collège de Shiroiwa. Ils croyaient partir en voyage de fin d’année, mais la réalité est tout autre…