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“L’Illusionniste”, un film hors du temps

Posté par Mandarine | Dans Cinéphile | Le 19-06-2010

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illusionnisteMon stage est terminé, ma soutenance aussi, je n’ai plus qu’à attendre les résultats de mon DUT la semaine prochaine. Je suis revenue de Paris, et j’ai à nouveau le temps d’aller au ciné.

Hier, je suis donc allée voir “L’illusionniste”, un film d’animation 2D, écrit par Jacques Tati il y a 60 ans et réalisé par Sylvain Chomet.
L’histoire de “L’illusionniste” se déroule à la fin des années 50. Les magiciens et autres ventriloques sont passés de mode, et notre héros, lui-même prestidigitateur, doit se résoudre à se produire sur des scènes de plus en plus petites. Le public préfère désormais assister aux concerts énergiques des nouveaux groupes de rock et ses numéros ne font plus recette. C’est alors qu’il rencontre Alice, jeune femme de ménage dans un petit bar écossais. Alice est rapidement émerveillée par ses tours et semble croire dur comme fer que la magie existe…

Très court (1h10 environ) et quasiment sans paroles, le film lie des scènes amusantes et d’autres plus émouvantes, dans une atmosphère parfois pesante.
Si vous aimez les films d’action, celui-ci n’est clairement pas pour vous. “L’illusionniste” est avant tout axé sur la relation type “père-fille” entre le magicien et la jeune femme. L’homme cherche à la combler et à la rendre heureuse, quitte à faire des sacrifices, mais Alice ne semble pas s’apercevoir du mal qu’il se donne. Après tout, il est magicien et peut tout obtenir sans difficulté ! Du moins, c’est ce qu’elle pense…

Je ne crois pas que j’apprécierais de revoir ce film une deuxième fois, mais l’histoire de cet illusionniste m’a tout de même beaucoup touchée. C’est un film sans prétention très bien mené, sans temps mort, dont les personnages travaillés évoluent au fil du temps. Ce film privilégie clairement l’émotionnel à l’action… et il le fait bien.

En résumé, si vous ne jurez que par “Transformers” et “Avatar”, inutile de préciser que vous risquez de vous ennuyer profondément devant “L’illusionniste”… En revanche, si vous aimez les jolies histoires, filez le voir !

Mention spéciale pour le lapin du magicien, qui doit peser dans les 6 kilos (bonjour pour le faire entrer dans le chapeau !) et qui, en plus, mange des saucisses.

Dragons, le prochain Dreamworks

Posté par Mandarine | Dans Cinéphile | Le 06-02-2010

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Voici la bande-annonce du nouveau film d’animation de Dreamworks, “Dragons”, qui sortira en 3D dans les salles le 31 mars prochain. L’histoire a pour jeune héros Harold, un viking, qui rêve de pouvoir enfin chasser le dragon, comme le font ses aînés. Un jour, il rencontre un de ces étonnants animaux au détour d’une randonnée. A sa grande surprise, celui-ci n’a rien de belliqueux et adopte immédiatement le jeune garçon, qui va tenter de le faire accepter par sa tribu…

La bande-annonce m’a beaucoup fait rire, et les dragons semblent particulièrement attachants et attendrissants. Après Shrek et Madagascar, un nouveau petit bijou ?

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[Rec]² : Retour dans l’immeuble maudit…

Posté par Mandarine | Dans Cinéphile | Le 29-12-2009

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rec2Hier soir, je suis allée voir [Rec] 2, la suite du film d’horreur espagnol qui avait connu un grand succès l’année dernière. Si vous êtes de ceux qui n’ont pas vu le premier opus, un petit rappel s’impose.

Souvenez-vous…

Le premier [Rec] a pour héroïne Angela, une journaliste chargée de faire un reportage sur la caserne locale des pompiers, accompagnée d’un cameraman. C’est donc tout naturellement qu’elle les suit lorsqu’ils sont appelés à intervenir dans un immeuble, après que de terribles hurlements aient été entendus dans l’appartement d’une vieille dame. A leur arrivée, l’un des hommes est sauvagement attaqué par cette femme, totalement incontrôlable et présentant des symptômes similaires à ceux de la rage. L’immeuble étant bouclé et encerclé par la police pour des raisons de sécurité, le virus se transmet rapidement à tous ses occupants, piégés. Ceux-ci se mettent alors à dévorer toutes les personnes saines se trouvant sur leur chemin.
Pendant ce temps, Angela et son cameraman, bien que terrorisés, n’en perdent pas une miette et filment tout. En tentant de s’échapper du bâtiment, ils découvrent une pièce étrange sous les combles, où quelqu’un pratiquait apparemment d’étranges expériences sur des personnes possédées. Notre héroïne n’en saura pas plus, puisqu’ils sont soudainement attaqués par un être décharné qui n’a plus rien d’humain… Clap de fin.

[Rec]² : Une suite à la hauteur des attentes ?

Dans ce deuxième film, on suit désormais un groupe de policiers ayant pour mission d’infiltrer l’immeuble afin de découvrir ce qui s’y trame. Ils ont à leurs côtés Owen, présenté comme un expert envoyé par le ministère de la Santé. Et quel expert…

Le problème avec les suites de films à succès, c’est qu’on ne sait jamais si leur seul but est de se faire un peu d’argent facile sur le dos des spectateurs, ou si l’on souhaite réellement apporter des éléments nouveaux à l’histoire. Bonne nouvelle, [Rec]² appartient à la seconde catégorie. Bien qu’assez court (1h25), le film apporte son lot de révélations, en conservant toujours cette tension propre au premier Rec, avec une moindre mesure, cependant. L’intérêt du film est bien de nous en apprendre plus sur la nature du virus, et plus vraiment de nous faire trembler. Certes, on se surprend encore à sursauter par moments, mais l’angoisse qui nous tenaillait constamment dans le premier n’est plus vraiment présente. On ne s’effraye plus beaucoup de voir apparaître une créature maudite derrière une porte ou au fond d’un couloir, ou d’entendre un hurlement déchirant au loin, puisqu’on y est habitués, en quelques sortes. On se surprend même à rire parfois, par exemple lorsque plusieurs monstres foncent sur la caméra et qu’ils sont repoussés par une pluie de balles digne des meilleurs FPS, le tout arrosé par des seaux entiers d’hémoglobine. Et oui, c’est ça, [Rec].

De mon avis, ce film fait donc bien moins peur que le premier, mais cela ne l’empêche pas d’être bon. Bien que l’effet de surprise ait disparu, on apprécie toujours autant l’ambiance glauque et pesante du bâtiment, et on aime que les différentes pièces du puzzle se mettent en place. De plus, le dernier tiers du film est particulièrement captivant.

Le seul point un peu décevant est peut-être la présence des trois ados qui, pour s’amuser, décident de pénétrer dans l’immeuble par une bouche d’égouts (ce qu’ils vont regretter très vite). J’ai trouvé qu’ils prenaient beaucoup de place pour pas grand chose. Certes, leur présence s’avère utile, mais entendre la fille hurler pendant vingt minutes m’a un peu agacée. Inutile d’ajouter que ce ne sont sûrement pas eux que j’aurais mis sur l’affiche !

Le mot de la fin

Si vous avez apprécié le premier [Rec], nul doute que vous aimerez également [Rec]², puisque les ingrédients qui ont fait son succès sont repris ici. Et il serait bête de rater celui-là, puisqu’il vous faudra rattraper votre retard lorsque le dernier volet de cette trilogie (hé oui !) sortira dans les salles…
Bon, j’ai un dernier argument : voici les six premières minutes du film…

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Paranormal Activity : Verrous et alarmes ne l’arrêteront pas…

Posté par Mandarine | Dans Cinéphile | Le 10-12-2009

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paranormal-activityJe suis allée voir Paranormal Activity dimanche, le fameux film d’épouvante dont tout le monde parle en ce moment. Si si, vous savez, ce long-métrage américain tourné en seulement une semaine avec un mini budget de 11 000 dollars et des acteurs totalement inconnus ? Depuis ses premières diffusions aux Etats-Unis, le film n’a cessé de faire parler de lui, jusqu’à créer un énorme buzz. Aujourd’hui, il a déjà engrangé pas moins de 107 millions de dollars de recette dans son pays d’origine… Une sacrée bonne affaire.

Micah et Katie ont emménagé il y a plusieurs mois dans une belle maison de San Diego, mais leur bonheur est quelque peu entaché par les étranges phénomènes qui s’y produisent. En effet, depuis l’âge de 8 ans, Katie se sait poursuivie par un esprit. Elle sent sa présence sous son toit, particulièrement pendant la nuit. Son petit ami décide alors d‘installer une caméra dans leur chambre pour enregistrer les curieux évènements qui se déroulent pendant leur sommeil. Les deux tourtereaux vont apprendre à leurs dépends que provoquer cette entité ne sera pas sans conséquences…

Tourné à la façon d’une TV réalité ou d’un documentaire, à l’instar du “Projet Blair Witch” ou de “Rec“, et associé à des doublages assez grossiers, Paranormal Activity veut faire croire au téléspectateur que ce à quoi il assiste n’est pas du cinéma, mais bien la stricte réalité, et que le démon qui tourmente Katie pour le plaisir pourrait très bien s’en prendre à lui ensuite. Le jeu d’acteur est plutôt bon et l’on sent que les deux protagonistes ne récitent pas leur texte par coeur. Au contraire, on voit que les dialogues sont principalement basés sur l’improvisation, ce qui en ajoute au réalisme.
Le film est assez bien dosé, entre les scènes de vie courante filmées la journée et les phénomènes paranormaux qui se produisent pendant la nuit. Phénomènes qui vont s’amplifier et devenir de plus en plus inquiétants.

Laissez agir votre imagination…

Les scènes tournées pendant le sommeil de Katie et Micah ont été bien réalisées. On regarde le couple dormir paisiblement et on attend le moment où l’entité va se manifester. Très discrètement au début, puis de plus en plus violemment.
J’ai entendu beaucoup de gens dire que le film les avait déçus “parce qu’on ne voit rien”. Et oui, on ne voit rien, et c’est justement ce qui est terrifiant. Car ici, c’est l’atmosphère qui est importante. Alors autant le dire tout de suite : si vous êtes de ceux qui aiment voir des tripes et du sang qui gicle, passez votre chemin et allez plutôt voir Saw 6, vous vous ennuierez mortellement devant ce Paranormal Activity. En revanche, si les histoires de fantômes vous dérangent et que vous êtes de ceux qui y croient ne serait-ce qu’un peu, ce film pourrait bien vous perturber pendant un moment.

Je pense que l‘énorme battage médiatique autour de PA lui a été aussi bénéfique qu’il lui a causé du tort. Après avoir lu les critiques dithyrambiques des différents journaux et magazines et après avoir vu les visages terrifiés des spectateurs dans la bande-annonce, beaucoup s’attendaient à avoir bien plus peur et sont ressortis avec un avis très négatif sur le film. C’est bien dommage, car Paranormal Activity est un bon film d’épouvante (et non pas film d’horreur) qui a, d’après moi, parfaitement rempli son rôle.
Alors non, vous ne verrez pas de scènes horribles ou de sang, mais vous entendrez des pas lourds dans l’escalier, des ombres inquiétantes sur les murs et sentirez l’atmosphère lourde et pesante de la maison. Lorsque vous rentrerez chez vous, après le film, vous tendrez l’oreille à la recherche de tout bruit suspect. Et lorsque vous éteindrez la lumière et fermerez les yeux pour vous endormir, vous vous demanderez : “Suis-je vraiment seul ?”

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“Twilight 2 : Tentation” : Moins bon que son prédécesseur ?

Posté par Mandarine | Dans Cinéphile | Le 21-11-2009

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new-moonAutre phénomène du moment après 2012, voici le deuxième opus de la saga Twilight, “Tentation” (Appelé “New Moon”, en version originale). Le trio infernal Robert Pattinson - Kristen Stewart - Taylor Lautner revient pour le plus grand plaisir des fans et autres amateurs d’histoires dramatico-romantiques. Un rappel très bref pour ceux qui seraient passés à côté de cette série hyper-médiatisée : La saga Twilight conte la grande histoire d’amour entre Bella, une humaine, et Edward, un beau vampire. Écrite par Stephenie Meyer, cette saga littéraire en quatre tomes a connu un tel succès qu’elle s’est vue adaptée au grand écran : le premier film est sorti en janvier dernier et le deuxième fait un carton dans les salles depuis mercredi. Je suis allée le voir hier, alors voilà une petite critique.
Je précise que je n’avais jamais lu les livres avant de voir le premier opus, et que je l’avais beaucoup aimé. Certes, ce n’était pas du grand cinéma, mais la passion et le désir des deux protagonistes crevait l’écran. Le premier chapitre de Twilight, c’était avant tout de l’amour pur et sincère avec une énorme dose de romantisme, et c’est certainement ce qui avait plu au public.

Trop romantique ?

Au niveau de l’histoire de ce second opus, je vous invite à lire mon avis sur le livre, c’est la même chose. Les grandes scènes ont été adaptées avec précision et le déroulement du film est identique à celui du roman. Mon ressenti est également le même quant à la frustration que j’ai ressentie en regardant ce second chapitre. Bella ayant été abandonnée par Edward, Jacob tente inlassablement de la faire fondre… sans succès. En effet, la jeune femme ne parvient pas à oublier son vampire. Cela donne lieu à de nombreuses scènes de rapprochement entre les deux amis où le baiser est imminent… mais ne se produit jamais. Inutile de préciser que les spectateurs ont beaucoup râlé dans la salle, hier soir !

poster_twilight_saga_new_moonCe qui m’a déçue, c’est cette niaiserie omniprésente. D’accord, Twilight est ultra-romantique par définition, ce qui le rend forcément un peu “cucul”. Mais là, ça devient carrément ridicule par moment ! Bon, j’ai vu plusieurs bandes-annonces en VO et je pense que le doublage français en est un peu responsable, mais je crois que ce n’est pas le seul fautif. Chaque sentiment et chaque parole sont exagérés, avec pour conséquences un manque flagrant de sincérité et de spontanéité. “Tentation” en fait trop, et cela donne un résultat inverse à celui escompté : personnellement, j’ai eu plus de mal à entrer dans ce deuxième film, tant les choses me paraissaient peu crédibles. Si tant est que Twilight puisse être crédible, bien sûr.

Allez, quand même, je ne suis pas de mauvaise foi et je ne peux terminer mon article sans parler des deux (beaux) atouts majeurs du film, que sont Taylor Lautner, l’interprète de Jacob, et Robert Pattinson, interprète d’Edward. Bien sûr, c’est un point de vue typiquement féminin, mais pour une fois que ce sont les filles qui peuvent se rincer l’oeil, ça mérite d’être relevé !

Verdict ?

En résumé, je trouve ce “Twilight 2 : Tentation” moins bon que le premier. La belle histoire d’amour qui m’avait envoûtée dans “Fascination” est entachée par les dialogues niais et les scènes marshmallow, qui font qu’on trouve parfois nos deux tourtereaux, Bella et Edward, plus ridicules que touchants. Le film n’est pas mauvais et se laisse regarder, mais l’équipe de réalisation a apparemment choisi la facilité dans cet opus. Des scènes qui auraient méritées plus d’attention sont quelque peu bâclées, et le spectateur est noyé sous des répliques toutes faites. D’accord, il y aura toujours des groupies aveuglées par les acteurs et prêtes à donner une note parfaite au film avant même de l’avoir vu (je n’invente rien, il suffit de lire les premiers commentaires sur allociné), mais il aurait peut-être fallu penser aux autres.

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2012 : Les catastrophes comme on les aime

Posté par Mandarine | Dans Cinéphile | Le 16-11-2009

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2012Décidément, j’enchaîne les articles ciné en ce moment ! Cette fois, il s’agit d’un post sur le film phare du moment, j’ai nommé 2012, vu hier dans une salle comble…

Après Independance Day et Le Jour d’Après, Roland Emmerich remet le couvert avec un film catastrophe qui promet du beau spectacle. Et rien que ça.

Le synopsis tient sur un timbre-poste : Les mayas l’ont prédit, la fin du monde est pour le 21 décembre 2012. Suite à une intense activité solaire, le magma se retrouve cette année-là juste sous la surface de la Terre. La croûte terrestre dérive, le sol s’ouvre sous les pieds des malheureux terriens que nous sommes. La planète vit ses dernières heures, tout le monde va y rester. Tous ? Non, un humain est bien décidé à lutter contre les forces de la nature et jouit d’une chance insensée tout au long de son périple. Il aurait pu mille fois y laisser sa peau, mais il va survivre à tout.
Vous m’en voulez d’avoir raconté la fin ? Peu importe, si vous comptiez aller le voir pour profiter de son scénario, vous n’avez rien compris.

2012, c’est avant tout un enchaînement d’effets spéciaux à couper le souffle pendant 2h40. Une fois que ça a commencé, ça ne s’arrête plus ! Alors oui, par moment, on rit devant les grosses ficelles du film qui font qu’on connaît la fin dès la cinquième minute. C’est gros, totalement invraisemblable, et on se dit souvent qu’ils en font vraiment trop. Et puis on découvre Miami ensevelie sous des coulées de lave, on assiste à l’éruption d’un volcan au milieu du parc naturel de Yellowstone, on s’émerveille devant ce raz-de-marée qui noie l’Everest, et on se dit que, décidément, les américains excellent vraiment dans l’art du film catastrophe.

Inutile d’en écrire des pages et des pages, cela se résume très simplement : si vous aimez en prendre plein les yeux à chaque seconde et avez le recul suffisant pour entrer dans le film sans critiquer chaque invraisemblance, n’hésitez pas et foncez voir 2012. Attention, il n’y a aucun scénario et on connaît la fin dès le début ! Mettez juste votre cerveau en pause et… admirez.

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Dany Boon à Tire-Larigot

Posté par Mandarine | Dans Cinéphile | Le 13-11-2009

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micmacs_a_tire_larigot_1Après quelques jours d’absence en raison d’une grosse charge de travail, je prends enfin le temps d’écrire un petit article sur le nouveau film de Dany Boon, “MicMacs à Tire-Larigot”, sorti dans les salles fin octobre. Je suis allée le voir mardi, c’est donc encore tout frais.

De quoi ça parle ?

“MicMacs à Tire-Larigot” raconte l’histoire de Bazil, un homme qui n’a vraiment pas de chance avec les armes. Alors qu’il est encore tout jeune, son père meurt en essayant de désamorcer une mine anti-personnelle. Les années passent et Bazil devient un adulte. Il vit seul et, un soir où il regarde tranquillement un film dans le vidéo-club où il travaille, il est témoin d’une attaque à main-armée sur une voiture. Malchance encore : notre héros reçoit une balle perdue en pleine tête, que les chirurgiens ne pourront lui retirer sous peine d’en faire un légume. Il devra donc vivre avec elle, avec les crises que cela lui provoque.
Quand il sort de l’hôpital, il n’a plus d’appartement, et son employeur s’est empressé de le remplacer par une jolie jeune femme. Celle-ci va d’ailleurs lui remettre une pièce d’une importance capitale pour la suite de son aventure : une balle récemment retrouvée devant le vidéo-club, probablement la même que celle qui lui chatouille le cerveau.

Chômeur et sans domicile, Bazil va errer en tentant de gagner quelques pièces pour survivre, jusqu’à ce qu’il rencontre Placard (surnommé ainsi parce qu’il a passé “les deux tiers de sa vie en taule”), qui l’amène dans un curieux abri construit dans une décharge, à partir de déchets en ferraille de toutes sortes : le Tire-Larigot. Là, il va être accueilli à bras ouverts par Remington, Calculette, Fracasse, la Môme Caoutchouc, Petit Pierre et Tambouille.
Il découvre alors, dans le même temps, qui sont les responsables de la mort de son père et de la balle qu’il a dans la tête. Avec l’aide de sa fine équipe, il va mettre au point un plan vengeur…

Mon avis

La première chose que je me suis dite est “Ça me fait penser à ‘Amélie Poulain’ “. “Normal”, m’a-t-on répondu, avant de m’expliquer que c’était le même réalisateur, Jean-Pierre Jeunet, qui s’était occupé de ces deux films. Si vous avez aimé l’univers poétique d’Amélie, il y a donc de fortes chances pour que vous aimiez “Micmacs à Tire-Larigot”. C’est gentiement décalé, les personnages sont hauts en couleurs et l’humour discret nous fait quand même régulièrement sourire.

Le film est un peu long par moment, mais l’histoire est agréable à suivre et chaque personnage est attachant. Quant au style graphique, très amélie-poulainien, il donne une atmosphère particulière au film, un peu irréelle.
Enfin, “Micmacs à Tire-Larigot” se paye même le luxe de se terminer sur une leçon de morale. Certes, très facile (”les armes et la guerre, c’est mal”), mais bon, elle est quand même là et elle est sait se faire touchante.

En conclusion, ce “Micmacs à Tire-Larigot” est un long-métrage qui, c’est sûr, ne restera pas dans les annales, car il manque un peu de profondeur. Malgré cela, il reste bon film grâce à son style original et à ses personnages colorés qui ne manqueront ni de nous faire rire, ni de nous attendrir. 1h45 de bonheur simple, en somme.

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